L'Avent est une période d'attente joyeuse. Elle a inspiré de nombreuses traditions, dont celle des calendriers de l'Avent, lieu d'expression de la créativité des artistes. Partout autour du monde fleurissent de tels calendriers, adaptés à tous ages et à toutes cultures. Moi, j'aime bien celui-là :
Merci Maylis B
mercredi 07 décembre 2011 | Les Niouzes | 1 commentaire

Ne dites pas : "ce vin est complètement piqué, on dirait le vinaigre que faisait mon père dans un vieux tonneau."
Dites plutôt : " La présence d'acide acétique est prononcée. ça me rappelle qu'il a beaucoup plu cet automne-là. Figurez-vous que nous devions partir en Espagne et que..." (enchaîner sur n'importe quoi d'autre).

Ne dites pas : " ce vin est mort, il a dépassé son âge". Ce n'est pas respectable.
Dites plutôt : "voilà une bouteille vénérable. Elle est chargée du poids des ans. Le vin est évolué, avec des nuances brunes. Le nez est assez sec. En bouche, il est fluide, pas très long. L'arrière-bouche est plutôt courte. Bref, il est temps de le boire".

Ne dites pas : "ce chinon rouge est complètement vert".
Respectez les goûts et les couleurs. Dites plutôt : "on sent dans ce cabernet l'astringence des cabernets à juste maturité. Il est clair que les conditions météorologiques n'ont pas permis de récolter des raisins très sucrés. Mais ce goût de poivron est très typique de la région".

Ne dites pas : "Cà, du Sauternes ? Pour moi, c'est du jus de raisin avec une louche de sucre de betterave !". Vous pourriez froisser votre hôte.
Dites plutôt : " On distingue bien dans ce vin la fluidité du sauvignon non surmûri, et la puissance de la liqueur possiblement allogène qui le contrebalance".

Ne dites pas : " Votre rosé de Provence glacé est très bien : il va avec tout... c'est-à-dire avec rien !"
Ce n'est pas délicat lors d'un déjeuner champêtre. Dites plutôt: " Voilà un bon vin de soif: il n'accroche pas le palais, il laisse s'exprimer la salade niçoise... d'autant plus qu'il est vraiment bien frais."

Ne dites pas : " est-ce que c'est normal que les bulles du champagne soient grosses comme des bulles de savon ?" Ca gâcherait le réveillon.
Dites plutôt : "Ce champagne est vineux, il a du corps, c'est une belle expression du pinot noir, et ses bulles sont de taille régulière".

Ne dites pas : "Pourrais-je avoir un peu de cannelle pour mettre dans mon vin chaud ?" Ca pourrait refroidir l'atmosphère.
Dites plutôt : " Je n'aime pas le vin trop froid, les arômes ne se développent pas. Ici, on sent bien le bois, le cuir et la vanille. Et l'alcool est présent, on n'est pas volé !"

Ne dites pas : " C'est la première fois que je goûte du Chambertin. Dommage que ce soit sur des artichauts".
Dites plutôt : " je prendrai un peu d'eau, s'il-vous-plaît. Je vais laisser le vin s'épanouir quelques minutes dans son verre".

Ne dites pas : "Avec votre chardonnay désacidifié et votre Saint-Emilion décharné, on pourrait faire une sacrée vinaigrette pour la salade !"
Dites plutôt : "Ah, le monde du vin. Quelle terre de contraste ! Voilà un blanc tout en rondeur, d'une consistance presque huileuse, qui vous emplit la bouche... et voici un rouge nerveux et élancé, qui vous la dégraisse !"

Ne dites pas : " Quelle horreur, il est complètement bouchonné !".
Dites plutôt : " je me demande s'il ne gagnerait pas à une longue aération. On pourrait essayer autre chose en attendant " (et d'ici là vous serez parti).

Ne dites pas : " Merci pour le fond de la bouteille, j'ai hérité de tout le dépôt".
Dites plutôt : " Les vignerons modernes ont une fâcheuse tendance à surfiltrer leur vin, ce qui les dépouille de leur matière. On voit bien que celui-ci est fait à l'ancienne, avec de la vraie lie..."

Ne dites pas : "Belle robe encore assez sombre, mais avec des notes d'évolution. Parfumé, typé de cabernet-sauvignon, avec des touches de cannelle et de girofle, et une pointe originale de goudron. Très élégant en bouche, soyeux, bonne longueur. Finit agréablement. Pas un poids lourd, mais un vin de classe, de très bon terroir. Je le vois en Médoc, sans doute à Margaux. A mon avis, Rausan-Ségla 1985 !"
Ne dites pas ça, voyons ! Tout le monde sait que vous êtes passé par la cuisine en rentrant.

Ne dites pas : "tiens, une tisane de chêne. Il y a du vin, après ?" Songez au travail et au coût des barriques neuves.
Dites plutôt : Voilà un vin bien boisé. La barrique neuve l'a doté de tannins puissants. Il a des arômes caractéristiques de chêne, de vanille et de clou de girofle. Elevage de grand luxe, assurément".

Ne dites pas : " tiens, le beaujolais est à la banane, cette année. On dirait les petits pots de mon dernier".
Dites plutôt : " C'est incroyable ce qu'on peut faire faire aux levures ! Ce vin est déjà extrêmement aromatique un mois après la vendange !"
(Merci à Maylis B.)
samedi 26 novembre 2011 | Sagesse | 0 commentaire
Une journée maussade dans un petit bourg humide au fond de la verte Irlande.
Il tombe une pluie battante et les rues sont abandonnées.
Les temps sont durs : tout le monde est endetté, tout le monde vit à crédit.
Arrive un touriste allemand, riche.
Il arrête sa belle voiture devant le seul hôtel de la ville et il entre.
Il pose un billet de 100 € sur le comptoir et demande à voir les chambres disponibles afin d'en choisir une pour la nuit.
Le propriétaire de l'établissement lui donne les clés et lui dit de choisir celle qu'il veut.
Dès que le touriste monte l'escalier, l'hôtelier prend le billet de 100 €, file chez le charcutier voisin et règle sa dette envers celui-ci.
Le charcutier, qui doit de l'argent à un éleveur de porcs, se rend immédiatement chez ce dernier et lui donne le billet de 100 €.
L'éleveur de porcs, à son tour, règle ses dettes envers la coopérative agricole où il achète ses fournitures.
Le directeur de la coopérative court aussitôt jusqu'au pub pour régler son ardoise au patron du bar.
Le barman, glisse alors le billet à la prostituée qui lui fournit ses services à crédit déjà depuis des semaines.
Celle-ci, qui utilise l'hôtel proche, professionnellement, court régler son compte avec l'hôtelier.
L'hôtelier pose le billet de 100 € sur le comptoir où le touriste allemand l'avait posé en arrivant.
Au même moment, le touriste descend l'escalier, annonce qu'il ne trouve pas les chambres à son goût, ramasse son billet et s'en va.
Personne n'a rien produit, personne n'a rien gagné, mais personne n'est plus endetté et le futur semble beaucoup plus prometteur.
C'est ainsi que fonctionnent les plans de sauvetage que l'on prévoit pour les pays d'Europe en difficulté…
lundi 24 octobre 2011 | Les réflexions de Ben | 4 commentaires
Gardien de la Paix : 1 600 euros pour risquer sa vie
Pompier professionnel : 1 800 euros pour sauver une vie
Instituteur : 1 600 euros pour préparer à la vie
Médecin : 5 000 euros pour nous maintenir en vie
Sénateur : 19 000 euros pour profiter de la vie
Ministre : 30 000 euros pour nous pourrir la vie.
lundi 24 octobre 2011 | Les réflexions de Ben | 1 commentaire
On ne le dira jamais assez : le concubinage, c'est MAL ! Péché !
J'en veux pour preuve ce lamentable fait divers qui illustre bien, s'il était encore nécessaire de le faire, la déplorable moralité des personnes vivant dans cet état non canonique.
Boire tout le rosé du WE en un seul jour, j'vous jure...
vendredi 07 octobre 2011 | Insolite | 0 commentaire
2011 est une année étrange, du point de vue de la nature.
Certaines augures, au vu des températures estivales, de l'absence de pluie, voire des entrailles des poules, avaient prévu des dates de vendanges au 15 août, date pour le moins inusitée, de mémoire de vigneron. Puis une relative "accalmie sur le front des températures", selon l'expression consacrée par le journal du soir, a décalé cette prévision vers le début de septembre.
Au final, les premiers coups de sécateur auront été autorisés à Barbonne dès le 24 août, ce qui reste étonnamment précoce, mais cohérent avec l'état général des cycles végétatifs, en avance de plus de quinze jours.
La maturité de la vigne aura aussi évolué bizarrement. Si le taux d'équivalent-alcool croît d'environ un degré par semaine en fin de maturité, il est resté cette année très frileux, presque bloqué, dans les dernières semaines d'Août : le 22 août, les blancs de Cuche-Moiselle (une parcelle assez tardive) étaient encore à 7.5, alors que le degré cuverie demandé était, comme l'an dernier à 9. D'où décision de reculer la cueillette de trois jours, pour éviter les mésaventures arrivées à d'autres : marcs refusées, ou arrêt de cueillette en milieu de vendanges... Selon certains spécialiste, et sans que cette hypothèse ne soit certaine, c'est le stress hydrique subi cet été par la vigne qui serait la cause de cette retenue.
Le faible taux de sucre des raisins aura eu un effet positif : cette période de fin août, chaude et humide, aurait pu causer des dégâts sur l'état sanitaire du raisin, mais il n'en a rien été. Les Chardonnay de cette année sont exceptionnels, tant par la taille et le poids des grappes, que par leur qualité : dans les cagettes, rarement un raisin n'aura été aussi sain. Pour les Pinots et surtout les Meuniers, la chanson n'est pas la même : plus mûrs, voire limite pour les Macrets, ils ont été attaqués par le botrytis, ennemi traditionnel à cette époque de l'année. L'acidité est relativement correcte, et s'il est encore un peu tôt pour le dire, il est possible que le raisin 2011 soit un excellent millésime. Grâce en soit rendues à Dame Nature !
Le rendement maximum en appellation 2011 (AOC) avait été fixé à 10.500 kgs/hectare - chiffre identique à l'an dernier - , avec un complément de réserve individuelle à 3100 kgs, compensant la sortie de 2000 kgs de l'été. Nous ne sommes toujours pas revenus aux 13000 kgs courants avant la crise : à l'aune du marché du champagne, elle n'est pas finie, cet indice étant tout de même beaucoup moins déprimant que l'évolution du CAC 40 !
Cette année, à cause des décalages de date, les deux équipes, celle de Beaunay et celle de Barbonne, ont travaillé en même temps, en attaquant les Gras d'Huile, la parcelle de Beaunay. Juste avant son départ au Liban, le Père Sébastien avait bien voulu accepter, lui le pêcheur d'homme, de devenir momentanément vendangeur dans les vignes du Seigneur. Et un livreur en clergyman dans le pressoir de Sézanne, cela fait toujours son petit effet ! Il a fallu cette année travailler le dimanche : le raisin des Macrets, tout particulièrement, ne nous laissait pas tellement d'autre alternative. Mais la célébration de la Messe dans les vignes, au milieu de la journée de Dimanche, témoigne du respect du bon principe du repos dominical !
(Il faut quand même le dire : l'équipe de Barbonne a sorti 103.000 kgs de raisin des galipes, soit un quart de plus que l'an dernier. J'ai mal partout encore ce matin, mais il paraît que c'est normal !)
A l'an prochain, si Dieu veut ?!
Des photos ? Les photos de Maryse - encore une fois merci pour l'accueil à Beaunay - sont sur
ce lien, les autres vont venir !
mardi 06 septembre 2011 | Souvenirs | 0 commentaire
Bonjour à toutes et à tous,
quel travail, nous avons déjoué le vendredi 13.
La méthode Natacha, imbattable, il suffit de rester à table jusqu'au samedi 14 !
Un grand merci à Florence de nous avoir fait découvrir son petit bistrot sympa au coin de sa rue,
Photos, non censurées, dans toute leur splendeur :
ce lien
Sur ce, très bon week-end, très bon dimanche à nous tous,
Ciarán
samedi 14 mai 2011 | Les Niouzes | 0 commentaire

Fasse que chaque jour qui passe je ne trépasse, il n'empêche, ça nous rapproche un peu plus de l'eau de là... Conclusion: on est pas pressés, et vive le vin d'ici bas!
vendredi 13 mai 2011 | Les Niouzes | 0 commentaire

La SNCF vous souhaite une bonne année 2011 et vous prie de l'excuser pour ce retard
mardi 08 février 2011 | Ça vous fait rire ? | 0 commentaire
Bonjour à toutes et à tous !
Natacha, dans toute sa splendeur, enfin au Panthéon !
Vraiment, nous sommes trop beaux : les photos sont ici !
Très bon week-end à nous tous,
à bientôt pour de nouvelles aventures !
Ciarán
samedi 20 novembre 2010 | Les Niouzes | 0 commentaire